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Bali est une île d’Indonésie située entre les îles de Java et de Lombok. Elle fait partie des petites îles de la Sonde. Sa superficie est de 5 637 km2. La population de l’ensemble des îles de la province de Bali était de 3 890 000 habitants en 2010, soit une densité de 690 habitants/km2. Administrativement, l’île fait partie de la province du même nom et accueille sa capitale (ibu kota), Denpasar, dans le sud de l’île.

L’île de Bali est une petite île montagneuse, se situe à 8° au sud de l’équateur. Elle est traversée d’est en ouest par une chaîne volcanique qui comprend plusieurs sommets de plus de 2000 m d’altitude, et de nombreux volcans en activité, dont la “mère des montagne”, le Gunung Agung (3142 m). la nature volcanique du sol participe à sa fertilité exceptionnelle, et les hauts reliefs fournissent les précipitations régulières qui irriguent le magnifique et complexe réseau de rizières en terrasses.

La population est très peuplée qui se compose à 95 % de religion hindouiste, que l’on peut qualifier d’ethnie balinaise. Le système traditionnel des castes évoque celui des hindous, en Inde, à quelques différences près : il n’y a pas d’intouchables ni de divisions du travail en fonction des castes, sauf dans le cas des prêtres brahmanes. Plus 90 % de la population appartiennent à la caste des Sudra (inférieure) qui compte maintenant nombre de balinais fortunés, Le système des castes prend surtout sa signification dans le domaine de la religion, des rituels et de la langue. Les balinais vénèrent les mêmes dieux que les hindous indiens : Brahmâ, Shiva, Vishnu mais ils adorent aussi une divinité suprême “Saghyang Widi”.

Pour beaucoup d’occidentaux, Bali se réduit aux descriptions qu’en donnent les brochures touristiques : plage tropicales idylliques, forêts luxuriantes, rizières taillées à flanc de collines en terrasses gigantesques. Cette vision paradisiaque a été transformée en produit de consommation pour les centaines de milliers de touristes qui envahissent Bali chaque année. Pourtant Bali possède beaucoup d’autres atouts – notamment l’extraordinaire richesse de sa culture, qui demeure unique et authentique malgré l’industrie du tourisme, et l’on peut encore découvrir à Bali des lieux reculés, pratiquement inconnus des voyageurs.

Littérature
On divise la littérature traditionnelle balinaise en trois groupes, sur la base de la langue utilisée : vieux-javanais, moyen-javanais (encore appelé « javano-balinais » ou « balino-javanais ») et balinais.

Le premier groupe montre le rôle fondamental joué par Bali dans la préservation de l’héritage littéraire de Java avant l’islamisation. La majorité des textes javanais de cette période, dont le Nagarakertagama écrit en 1365 sous le règne du roi Hayam Wuruk de Majapahit, nous sont en effet connus par des copies préservées à Bali et à Lombok.

La tradition balinaise décrit l’aristocratie de l’île comme les descendants de princes du royaume hindouiste de Majapahit dans l’est de Java. Deux événements seraient à l’origine de cette filiation. Le premier, raconté dans le Nagarakertagama, serait la victoire en 1343 d’une armée de Majapahit sur « le roi de Bali », un monstre à tête de cochon aux pouvoirs surnaturels. Les officiers de cette armée se seraient établis à Bali, créant quelques-unes des lignées royales actuelles. Le deuxième serait la victoire des armées musulmanes sur Majapahit, qui aurait provoqué la fuite des prêtres, aristocrates et artistes vers Bali.

En réalité, quand les troupes du royaume musulman de Demak ont conquis en 1527 le territoire qui avait été celui de Majapahit, ce royaume n’existait plus. À l’est de l’ancienne Majapahit, la principauté de Blambangan est restée hindouiste et s’est placée sous la protection de Bali.

L’anthropologue Clifford Geertz, dans The Interpretation of Cultures (p. 332), voit dans ces récits un mythe destiné à légitimer le pouvoir de l’aristocratie balinaise sur le peuple. Au début du xviiie siècle, les rois balinais ont tenté trois expéditions vers le site de Majapahit pour se rendre en pèlerinage sur ce qu’ils considéraient comme la terre de leurs ancêtres. Ce qui est certain, c’est que c’est dans l’île voisine de Lombok qu’on a retrouvé un exemplaire du Nagarakertagama, dans le palais du roi balinais, après sa prise par les Hollandais en 1894. La petite histoire dit que c’est un officier hollandais qui a sauvé ce précieux document, alors qu’un soldat allait le brûler.

Jusqu’à la perte de Blambangan, Bali s’est toujours efforcé de garder un lien avec la terre de Majapahit. La littérature en moyen-javanais est surtout composée de kidung, chansons de geste qui relatent des légendes sur l’âge d’or de Majapahit. Les plus connus sont le Kidung Rangga Lawe, qui raconte la révolte du prince Rangga Lawe de Tuban contre son suzerain, le roi de Majapahit, le Kidung Sunda, qui chante une histoire d’amour malheureux entre le roi Hayam Wuruk et la princesse Dyah Pitaloka, fille du roi de Sunda, ce qu’on appelle le « cycle de Panji », un autre prince javanais, et de nombreuses histoires aux héros plus populaires, comme le cycle de Calon Arang avec sa sorcière Rangda. L’argument de la majorité des kidung est situé à Java. Le Pararaton ou « Livre des rois », chronique qui décline la généalogie des rois du royaume Singasari dans l’est de Java et de son successeur Majapahit, est une autre œuvre importante écrite en moyen-javanais.

Comme ces textes ne sont connus que par des manuscrits trouvés à Bali, il est pour l’instant difficile de déterminer s’il s’agit d’un héritage javanais pré-islamique ou de l’œuvre de lettrés balinais encore « javanisés ». La perte de Blambangan à la fin du xviiie siècle est donc un événement fondamental sur le plan culturel. En outre, il enlève aux souverains balinais leur dernier lien à Java, et séparera physiquement les deux îles jusqu’à la conquête hollandaise de Bali.

Bien entendu, les Balinais ont aussi écrit dans leur propre langue, surtout pour les chroniques de leurs propres royaumes, appelées babad comme à Java. Leur principal but était d’établir la généalogie des familles de l’aristocratie. Certaines babad ont un intérêt surtout littéraire. D’autres constituent des sources historiques de valeur.

Comme dans le reste de l’Indonésie, il y a à Bali des artistes qui créent selon une démarche personnelle. Ils peuvent prendre des éléments de leur culture traditionnelle, ou même s’en inspirer, mais fondamentalement, leurs œuvres sont le reflet d’un univers intérieur qui leur est propre.

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