Lombok

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Lombok est une île volcanique d’Indonésie, située entre les îles de Bali et de Sumbawa. Elle fait partie des petites îles de la Sonde. Sa superficie est de 4 739 km². Sa ville principale est Mataram, qui est aussi la capitale de la province des petites îles de la Sonde occidentales.

L’île de Lombok est plus tranquille que Bali, Lombok attire de nombreux visiteurs avec ses splendides plages, son imposant volcan, le Gunung Rinjani, son artisanat local et son atmosphère touristique plus détendue. Lombok mêle la luxuriance balinaise et l’aridité du centre de l’australie. Si certaines parties de l’île regorgent d’eau, ailleurs, des bassins restent chroniquement asséchés, et les sécheresses peuvent durer des mois, provoquant la destruction des récoltes et la famine. De récents progrès en agriculture et en irrigation ont rendu la vie sur Lombok un peu moins précaire.

Culture et religion : 80 % des habitants de Lombok appartiennent au groupe ethnique des Sasak. La langue sasak appartient au groupe dit « bali-sasak » de la branche malayo-polynésienne des langues austronésiennes. Le reste de la population est formée de Balinais, Javanais, Chinois et Arabes.

En Indonésie, les 2 millions de personnes qui se considèrent Sasak ont l’image de musulmans dévots. Toutefois, dans la région de Bayan, une minorité de Sasak pratiquent encore une forme hétérodoxe d’islam appelée Wetu Telu. Cette expression signifie « trois temps », sous-entendu de prière, c’est-à-dire l’observance de seulement trois des cinq prières quotidiennes de l’islam. Le wetu telu est un syncrétisme dans lequel se mêlent à l’islam des croyances et rites antérieurs à l’islam, panthéistes aussi bien qu’hindouistes. Enfin, on compte plusieurs milliers de Sasak adeptes de la religion traditionnelle Boda. Jusqu’à la fin du xixe siècle, le syncrétisme religieux domine à Lombok. À cette époque, une version plus stricte de l’islam se diffuse, d’abord au sein de la noblesse, puis vers d’autres classes sociales. L’islam devient rapidement pour les Sasak un marqueur d’identité, d’abord vis-à-vis des Balinais qui les dominent, puis par rapport aux Hollandais qui ont conquis Lombok. Néanmoins, au milieu des années 1960, le syncrétisme est toujours vivant. Le changement viendra à la suite des massacres de 1965-66 qui marquent la prise de pouvoir par le général Soeharto.

La cérémonie du Bau Nyale
En fait, de nombreux aspects de la culture sasak n’ont rien de musulman mais appartiennent à un fonds commun aux différents groupes ethniques indonésiens. Par exemple, les Sasak tiennent une cérémonie, le Lebaran Topat, pendant la semaine qui suit la fête de fin du mois de ramadan, l’Idul Fitri (Aïd el-Fitr), dont le nom traditionnel indonésien est Lebaran. Ce rituel consiste à se rendre sur les tombes des proches, verser de l’eau, jeter des fleurs et déposer des feuilles de bétel et de la chaux en poudre. Il est censé apporter santé et chance.

Les tambours du gendang beleq
L’autonomie régionale en Indonésie se traduit, à Lombok, par une volonté des autorités locales de promouvoir la culture sasak. Les autorités s’efforcent ainsi de promouvoir des traditions comme la musique de gendang beleq (« grand tambour »), les combats de canne ou la poésie traditionnelle.

Des siècles de domination balinaise à Lombok ont laissé leur marque, ne serait-ce que par la présence d’une forte minorité balinaise mais aussi des temples et autres lieux de culte balinais.