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Florès, en indonésien Pulau Flores, est une île d’Indonésie longue de 360 kilomètres, située au nord-ouest de l’Australie, dans les petites îles de la Sonde. Son nom vient du portugais Flores qui signifie en français « fleurs ».

Flores est l’une des plus grandes, des plus accidentées et des plus belles îles de Nusa Tenggara. Elle présente diverses cultures, et le christianisme qui prévaut est teinté des pratiques animistes.

L’île doit son nom aux portugais, qui appelèrent son cap est « Cabo des Flores », qui signifie « Cap des Fleurs ». Flores forme un mélange complexe de vallées en forme de V, de crêtes acérées et d’une série de volcans -dont quatorze actifs- au turbulent passé. L’un des plus beaux est le Kelimutu, qui s’élève au centre de Flores, avec ses trois lacs de cratère colorés. Les montagnes centrales descendent en pente douce vers la côte, tendis que la côte sud est sculptée des falaises volcaniques tombant à pic dans la mer.

La population est catholique à 85% – Les musulmans se cencentrent surtout dans les villes côtiers – mais, dans les régions les plus rurales, l’animisme occupe encore une place des choix dans les pratiques réligieuses. Ainsi, des habitants pratiquent encore de singuliers sacrifices de poulet, de sanglier ou de buffle, afin d’honorer leurs ancêtres, lors de la plantation du riz ou des la mise en culture d’un nouveau champ.

Culture : Les langues parlées à Florès appartiennent au sous-groupe bima-sumba du malayo-polynésien central des langues austronésiennes. Dans les districts de Ngada et Ende dans le centre de l’île, se trouve la chaine dialectale de Florès Centre (Central Flores Dialect Chain ou Central Flores Linkage). Dans cette zone, il existe de légères variations linguistiques d’un village à l’autre. Au total on a identifié six langues différentes. De l’ouest vers l’est ce sont le ngadha ou ngada, le nage, le keo, l’ende, le lio et le palu’e qui est parlé sur l’île du même nom au nord de Florès. On pourrait aussi ajouter le so’a et le bajawa, bien que les anthropologues les considèrent comme des dialectes du ngadha.

Géologie : Du point de vue géodynamique, cette île, bordée, au nord, par le bassin de Florès et, au Sud, par le bassin de Savu, est volcaniquement active avec au moins 13 volcans fonctionnels. D’autre part, elle correspond à une zone de forte activité sismique (séisme du 12 décembre 1992 de magnitude 7,5).

L’analyse stratigraphique et magmatique (géochronologie, géochimie) montre que Florès est une île « jeune », se créant probablement à l’oligocène supérieur mais sûrement au miocène moyen.

Dans le détail on distingue :

  • un cycle oligocène probable – miocène moyen à supérieur caractérisé par :
  • un axe volcanique E-W (formation Kiro) où 17 laves prélevées donnent des âges radiométriques compris entre 16 Ma et 8,4 Ma (Burdigalien terminal au Tortonien moyen) et 1 lave 27,7 Ma et 25,7 Ma (Oligocène terminal) ;
  • des dépôts latéraux volcano-sédimentaires et sédimentaires, hétérochrones, aux microfaunes excessivement remaniées. On distingue néanmoins, de bas en haut, la formation Nangapanda turbiditique et tufacée du miocène moyen, la formation Bari, faite de calcaires néritiques à récifaux du miocène moyen à supérieur, la formation Laka crayeuse et tufacée à ponces du miocène supérieur ;
  • un cycle miocène terminal – plio-quaternaire à dominante volcanique où 13 échantillons, dont 2 granodiorites, ont été datés radiométriquement de 6,7 Ma à 1,2 Ma.

L’analyse géochimique des roches volcaniques des deux cycles, précédemment définis (éléments majeurs, éléments en traces, etc.), montre que l’on a à faire à un magmatisme orogénique d’arc insulaire lié à une subduction. Florès est, à cet effet, à la terminaison orientale du dispositif de la Sonde jalonné, d’ouest en est, par les îles de Sumatra, de Java, de Bali, de Lombok et de Sumbawa.

Du point de vue régional et chronologique, le magmatisme apparait à Florès lorsque celui de Sumba, ayant débuté au crétacé supérieur, cesse. Ainsi, à l’oligocène, l’île de Sumba quitte sa position d’arc actif pour se positionner dans le bassin d’avant arc externe, Florès prenant alors sa place.

Au Plio-Quaternaire, la plaque continentale australienne, venant du sud, rentre en collision avec la plaque eurasienne à l’est, au droit de Timor. Néanmoins, des prémices de collision se font sentir à l’ouest, au droit du secteur étudié, pourtant placé encore dans le dispositif de subduction, avec la surrection pure de Sumba et le développement d’une compression méridienne assez modeste au droit de Florès, marquée par un réseau de failles conjuguées actives et par, au nord de l’île, le chevauchement dit « de la mer de Florès », à vergence nord, absorbant en partie le raccourcissement créé.