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Carte de l'île de Java

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On appelle Javanais la population de Java (Jawa) dont la langue est le javanais, une langue de la branche malayo-polynésienne des langues austronésiennes. Les Javanais forment un groupe comptant près de 90 millions d’individus.

Le pays des Javanais est traditionnellement le centre et de l’est de l’île indonésienne de Java en Indonésie. On trouve également d’importantes populations javanaises dans la province de Lampung dans le sud de l’île de Sumatra, où le gouvernement colonial des Indes néerlandaises avait, au début du XXe siècle, installé des paysans javanais dans le cadre d’un programme destiné à soulager Java surpeuplée, et dans la province de Sumatra du Nord, où des planteurs hollandais avaient fait venir des Javanais pour travailler dans leurs plantations.

Hors d’Indonésie, on trouve des Javanais au Suriname, également ancienne colonie néerlandaise, et en Nouvelle-Calédonie, où les propriétaires de mines de nickel avaient fait venir de la main-d’œuvre de Java.

Les Javanais sont en majorité musulmans sunnites. Il existe d’importantes minorités catholique et protestante. On trouve en outre des enclaves hindouistes dans la région de Banyuwangi, les flancs du Mont Lawu et le massif du Tengger.

Il y a environ 21 000 ans, la Nouvelle-Guinée était reliée à l’Australie, formant la masse continentale appelée Sahul. L’Australie avait été peuplée il y a au moins 40 000 ans par des migrations depuis l’actuel continent asiatique. On a retrouvé, dans la Grande Grotte de Niah au Sarawak un crâne humain qu’on a daté de 40 000 ans. Ces migrations avaient été possibles car à l’époque, le niveau des mers était plus bas qu’actuellement. Des migrations avaient également pu avoir eu lieu directement de l’Asie vers la Nouvelle-Guinée et les îles Salomon.

Il y a 5 000 à 6 000 ans, le niveau des mers est remonté pour atteindre la situation actuelle, coupant ces populations du continent asiatique et empêchant d’autres migrations pour un certain temps.

Il y a 5 000 ans (3000 av. J.-C.), des habitants du littoral de la Chine du Sud, cultivateurs de millet et de riz, commencent à traverser le détroit pour s’installer à Taiwan. Vers 2000 avant J.-C. , des migrations ont lieu de Taiwan vers les Philippines. De nouvelles migrations commencent bientôt des Philippines vers Sulawesi et Timor et de là, les autres îles de l’archipel indonésien. Vers 1 500 av. J.-C., un autre mouvement mène des Philippines en Nouvelle-Guinée et au delà, les îles du Pacifique. Les Austronésiens sont sans doute les premiers grands navigateurs de l’histoire de l’humanité.

Le peuplement de l’Indonésie a donc deux origines, comme l’attestent les résultats d’une étude menée par des généticiens.

L’île de Java aujourd’hui domine également la vie économique de l’Indonésie et concentre l’activité industrielle du pays et la majorité des investissements étrangers. Elle couvre une superficie de 132.000km² (soit environ un quart de la France), mais ses 130 millions d’habitants représentent le double de la population française et concentre 60% de la population indonésienne. L’île compte trois principaux groupes ethniques qui se distingue par la langue : Les Javanais du centre et de l’est, Les Sundanais de l’ouest et Les Madurais de l’île de Madura, au large de la côte nord-est. La population de Java Est parle le javanais et partage de nombreuses traditions avec celle du centre.

Borobudur : Un de sept merveilles du monde qui se trouve à Java Centre et à quelque kilomètres de la ville de Jogjakarta. C’est le plus grand temple bouddhiste du monde, construit vers le neuvième siècle en forme de gigantesque stûpa symétrique, se dresse sur son socle de 118m sur 118m, épousant les contours de la colline. Le stûpa dans son ensemble fut conçu comme une représentation de l’univers selon la cosmologie bouddhiste : L’individu part du monde matériel (sphère inférieure), poursuit l’ascension en spirale (sphère du milieu) jusqu’au Nirvana, le néant éternel (Stûpa central).

Les temples de Prambanan qui constituent les plus beaux fleurons de la culture hindouiste de Java…

Palais du Sultan de Jogjakarta : Le territoire spécial ou indépendant de la république donné par la deuxième président indonésien « Suharto », le quartier du palais est un district autonome dépendant directement de Jakarta « la capitale » et non du gouvernement de Java Centre. L’ancien palais et son enceinte forment le centre du quartier pittoresque du Vieux Jogjakarta, où se trouve aussi le Taman Sari « Château d’eau », l’ancien palais de détente et de méditation de Sultan, et le Pasar Ngasem  » le marché aux oiseux », ainsi que de multiples galeries de Batik « Tissu traditionnel » fait à la main / écrit (Batik Tulis) ou Batik Cap, exécuté avec un tampon en métal.

Candi Sukuh, l’un des temples javanais les plus mystérieux et les plus étonnants qui se dresse à 900m d’altitude sur les pentes de Gunung Lawu. le Candi Ceto, plus haut, sur les pentes du Mt. Lawu. Le candi Ceto date de la même époque que le Candi Sukuh. Mêlant des éléments du Shivaïsme et d’un culte de la fertilité, ce sanctuaire est construit sur des terrasses à flanc de colline.

Mt. Bromo : Le volcan en activité (2392m d’altitude), l’un des sites les plus impressionnants de l’Indonésie qui domine le centre massif du Tengger et offre un spectaculaire relief volcanique, notamment au lever de soleil, moment le plus propice pour découvrir le cratère Bromo ainsi que le plateau d’Ijen, qui fait parti une réserve s’étendant à l’ouest de Java, était jadis un gigantesque cratère en activité de 134m² de superficie. Aujourd’hui le plateau fait nourrir les villageois alentour qui viennent pour ramasser les soufres et aussi attire les visiteurs pour effectuer la spectaculaire ascension de cratère qui offre un magnifique lac sulfureux decouleur turquoise.

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